Informations Générales
Capela da Senhora da Livração de Fandinhães  
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  • Nom: Chapelle Notre-Dame de la Délivrance de Fandinhães
  • Typologie: Chapelle
  • Classement: Monument d'Intérêt Public, en vertu du Décret 660/2012, DR 215, du 7 de novembre 2012
  • Commune: Marco de Canaveses
  • Horaire de Visite: Réservation obligatoire 
  • Services de Soutien:
  • Téléphone: 255 810 706 / 918 116 488   
  • Télécopie: 255 810 709   
  • Courrier Électronique: rotadoromanico@valsousa.pt   
  • Site Web: www.rotadoromanico.com   
  • Localisation:
    Rua da Nossa Senhora da Livração, Paços de Gaiolo, Marco de Canaveses, Porto.
  • Coordonnées Géographiques: 41° 6' 22.95" N / 8° 7' 45.93" O 
Histoire
Histoire
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Chapelle de Fandinhães (Photo : © SIPA – IHRU)Populairement connu comme la Chapelle de Fandinhães, ce bâtiment fut d'abord une église privée, appartenant à la souche d'un archidiacre de Viseu, dont le lignage détenait le patronage, en 1258. Pourtant, de l'Église primitive, il n'en reste plus que le sanctuaire.

Le développement des paroisses a apparemment été la principale raison de sa situation actuelle : celle-ci se situait dans la petite paroisse de Fonte de Cova, comprenant les lieux-dits de Fandinhães, Ambrões, Mourilhermo et Paços de Gaiolo.

Le lieu-dit de Fandinhães se trouve sur une colline, à 500 mètres d'altitude, tandis que Paços de Gaiolo se trouve à un endroit plus central et avec un climat plus doux. Par conséquent, sa croissance démographique et la construction de la Chapelle Saint-Clément furent des facteurs qui très probablement, menèrent à la perte d'importance de Fonte de Cova en faveur de Paços de Gaiolo.

Bien que certains auteurs citent 1873 comme l'année du démantèlement de la nef de l'Église, en 1864 elle était déjà endommagée, le reste de sa structure (sanctuaire) se trouvant dans un état dégradé.

En ruines, son démantèlement fut alors entrepris et les pierres réutilisées pour agrandir l'actuelle Église paroissiale. Cependant, de nombreux chercheurs indiquent que l'Église construite pendant l'époque romane n'aurait pas été complètement achevée.

L'une des raisons avancée pour le non-achèvement de l'Église est celle qui déjà décrite précédemment : les villages à haute altitude, comme Fandinhães, ont commencé à perdre de l'intérêt à partir de l'époque romane, en faveur d'autres endroits à basse altitude, près des cours d'eau, encourageant les populations à se déplacer vers ces endroits, et dans ce cas particulier, vers Paços de Gaiolo. Cependant, il n'existe pas encore de preuves concrètes pour soutenir cette théorie.

Chronologie
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1258 - Fandinhães était l'Église du patronage des descendants d'un archidiacre de Viseu.

XIIIe siècle (deuxième moitié) - Construction de l'Église de Fandinhães en tenant compte des vestiges romans.

1302 - La famille et les patrons de l'Église Saint-Martin firent don du droit de patronage à l'évêque de Porto, Geraldo Domingues (1300-1308).

XVIe siècle (début) - Pose des azulejos mudéjar sur le devant de l'autel du retable principal.

1690 - Il y a une référence à la Chapelle Saint-Clément à Paços de Gaiolo.

1758 - La population de la paroisse de Paços de Gaiolo était déjà concentrée sur la partie sud et ouest de la montagne de Montedeiras.
- Le patronage de Fandinhães était entre les mains des amiraux du royaume.
- L'Église de Fandinhães est encore désignée l'Église Saint-Martin.

Fin du XVIIIe siècle - São Clemente et São Martinho  sont maintenant une seule paroisse.

1864 - La nef de l'Église avait déjà été démantelée.

1912 - L'acquis et la Chapelle de Fandinhães ont été remis à la République portugaise.

1924 - La société chargée du culte catholique réclama la Chapelle à l'État.

2010 - Intégration de la Chapelle Notre-Dame de la Délivrance de Fandinhães dans la Route du Roman.

2012 - Projet de décision concernant son classement comme Bien d'Intérêt Public.

2012 - La Chapelle de Fandinhães est classé comme Monument d’Intérêt Public.

2015 - Réalisation de sondages archéologiques dans le parvis de la Chapelle, dans le cadre du projet de la Route du Roman.

Travaux Spéciaux
Architecture
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L'Église paroissiale primitive, dont il n'en reste que le sanctuaire, se trouve à 500 mètres d'altitude et orientée canoniquement.  Outre l'abside rectangulaire, celle-ci serait à l'origine constituée d'une seule nef, démantelée au XIXe siècle. Après ce démantèlement, l'abside fut adaptée à une Chapelle, en fermant la croisée du transept avec une porte, la transformant ainsi en entrée principale.

Sur le parvis de l'Église se trouvent aujourd'hui deux pierres de taille qui, de par leur forme, composeraient une corniche sur des arceaux.

Du côté gauche - qui correspondait au côté de l'évangile de l'arc triomphal - un chapiteau affiche le thème des serpents, dont la tête, unique, apparaît sur le coin du chapiteau.

Du côté de l'épître, par contre, deux figures-atlantes sont représentées sur le bord, s'appuyant sur des feuilles saillantes.

L'existence de tores diédriques sur les ouvertures de l'ancienne abside indiquent que les artistes se déplaçaient et les formes qu'ils créaient aussi, un élément caractéristique du Moyen Âge et en particulier de l'époque romane.

Sur les ouvertures ressortent, également, les chapiteaux richement ornés, arborant une figure humaine et végétale ou animale, soulignant l'influence de l'art roman de Porto et de Braga, respectivement.

En ce qui concerne les modillons, la plupart est plate, ce qui indique une chronologie tardive. Cependant, sur le côté nord, certains d'entre eux affichent une décoration géométrique ou humaine, alors que ceux de l'autre côté utilisent aussi les figurines humaines.

Dans l'espace qui appartenait à la nef, deux dalles identifient deux tombes : la plus grande exhibe une épée gravée, plutôt stéréotypée (lame, garde droite et poignée), alors que sur l'autre dalle, plus petite, une simple croix y est gravée.

À l'intérieur de la Chapelle, le mur du fond est occupé par le retable principal, en bois sculpté et doré sur fond blanc, disposé en trois panneaux définis par des colonnes torses.

Sur chaque panneau, il y a l'image de Notre-Dame de la Délivrance au centre, flanquée de Saint-Blaise, à gauche, et de Saint-Martin, à droite.

À en juger par les traces encore visibles, l'Église de Fandinhães était sûrement un bâtiment très élaboré. Aujourd'hui, il vaut le détour pour pouvoir admirer sa particularité et son originalité.

Archéologie
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Des enquêtes archéologiques ont été menées par l'École professionnelle d'archéologie (Freixo, Marco de Canaveses) dans le parvis de la chapelle de Fandinhães, en 2015.

Les travaux archéologiques concernés étaient principalement destinés à recueillir de l'information archéologique. Ces informations avaient comme objectif d'obtenir des données supplémentaires aidant au débat historiographique sur la configuration primitive du temple.

L'objectif était, plus précisément, de savoir si la nef reposait sur des fondations car seules les ruines de ses murs, adjacents au sanctuaire, le font prévoir.

L'intervention archéologique a permis d'observer une stratification médiévale, conservée dans un ensemble d'interventions anthropiques, très importantes au fil du temps, qui témoignent de la dynamique de l'évolution historique du pourtour de la chapelle, entre l'époque médiévale et l'époque moderne. Mais ces interventions ont également été responsables du retrait de niveaux importants de la stratification et, voire même, de l'aggravation de la destruction de la nef.

Il est possible d'identifier, parmi l'ensemble stratigraphique, les éléments suivants :
(1) un ensemble de remblais récents qui témoignent de l'évolution de l'époque contemporaine du site, en particulier la reconfiguration de la vaste plate-forme nivelée en face du sanctuaire ;

(2) un ensemble d'infrastructures récentes liées à l'éclairage public du site ;

(3) une nécropole utilisée pendant l'époque moderne et médiévale, liée à l'Église de Fandinhães et qui occupe l'intérieur de la nef et la zone extérieure, adjacente à la nef et au sanctuaire ;

(4) les fondations du mur nord et du mur sud de la nef, dont la surface est actuellement visible ;

(5) un sous-sol en pierre, utilisant des cailloux et des blocs de granit et de quartzite pour créer une zone nivelée afin de supporter le déploiement du temple.

Quant aux vestiges, les travaux archéologiques ont surtout identifié des fragments de céramique de construction, en particulier des fragments de tuiles canal.

Les fouilles des couches plus récentes ont permis de récupérer des fragments d'azulejos du type espagnol-arabe, semblables à ceux de l'autel du sanctuaire.

Des fragments de terre cuite des XVIIe et XVIIIe siècles ont été également identifiés et, dans les couches plus anciennes, des céramiques médiévales de pâte grise et de décoration, travaillées à la peinture ou incision.

Cinq pièces de monnaie portugaise (« ceitil ») ont été récupérées à un niveau secondaire, ainsi qu'une médaille religieuse du XVIe siècle, représentant, selon sa typologie, Saint-Paul et Saint-Benoît.
Récupération et Amélioration
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Sa valeur architecturale et ses vicissitudes historiques étaient des motifs suffisants pour commencer la procédure de classement de la Chapelle le 9 mai 2003.

Le projet de décision concernant le classement comme Monument d'Intérêt Public et la fixation de la zone spéciale de protection respective furent officiellement  publiés le 28 mars 2012.

Galerie
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En Savoir Plus
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